Naissance de l'Homme | DE LA NAISSANCE DE L'HOMME A LA NAISSANCE DE DIEU |
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| Écrit par Webmaster | |
| 15-07-2006 | |
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DE LA NAISSANCE DE L'HOMME A LA NAISSANCE DE DIEU
1. L'homme, un animal intelligent? 2. Adam, le premier homme 3. La naissance du sentiment religieux 4. Vers la connaissance de Dieu 5. La voie du Dieu unique 6. Le nom d'Allah 7. Vers une reconnaissance universelle du divin DE LA NAISSANCE DE L'HOMME A LA NAISSANCE DE DIEU 1. L'homme: un animal intelligent?
Après avoir visionné un reportage sur les merveilles du monde sous-marin, quelques membres de l'A. E. M. ont poussé plus loin la réflexion sur le merveilleux de la création divine, sur l'évolution des espèces et sur la relation homme - animal. Ce dernier sujet alimenta la discussion car en fait qu'est-ce qui différencie l'être humain du reste de la population animale? L'intelligence? Il semble y avoir autant d'intelligences différentes qu'il y a d'espèces et l'intelligence humaine faite d'interrogation, de réflexion et de déduction se manifeste dans le comportement d'animaux tels que les singes, les dauphins, les rats, etc. Les sentiments ne sont pas non plus la panacée réservée du genre humain: chacun sait qu'un simple chien peut manifester des réactions de crainte, de colère, de joie, de tristesse et même d'affection ou de rejet. Notre réflexion nous amena à finalement nommer "souffle divin" ce qui caractérise l'être humain: l'humain a reçu de son créateur un "souffle divin", une spiritualité qui le différencie d'un animal et le rapproche d'un ange. Pour être plus simple, disons que les humains ont une âme: une partie de nous mais plus proche du créateur que de sa création. Et quand la Genèse dit que Dieu fit l'homme à son image: il ne s'agit pas du corps humain. Dieu ne peut avoir un corps aussi fragile et limité que le nôtre. Dans l'univers, notre corps n'est qu'un petit support momentané à une étincelle de vie. Mais ce que Dieu a fait à son image, c'est notre âme ("nafs") Cependant une âme invisible et impalpable peut rester un concept irréaliste pour une personne peu ou pas croyante: cette âme ne serait-ce pas simplement un recoin de notre (bonne) conscience qui nous fait percevoir plus ou moins instinctivement ce qui est bénéfique ou néfaste pour nous-même et pour ce qui nous entoure??? Et un athée qui n'a ni Dieu ni âme, n'est-il plus un être humain pour autant? Même ce concept "d'âme" peut-être dépassé et il me semble qu'en finalité, ce qui différencie l'humain de l'animal c'est juste une petite question métaphysique … C'est cette petite interrogation que nous nous poserons tous un jour ou l'autre … c'est "pourquoi?" … Pourquoi suis-je sur terre; pourquoi la vie, la mort? Pourquoi le bien, le mal, la félicité ou la souffrance? Pour pouvoir se poser cette petite question, l'homme a dû acquérir un système nerveux comprenant dix fois plus de neurones que son "cousin" le singe. Mais l'être humain a alors accès à une autre dimension que celles définies par ses sens et son intelligence… limitée. Car cela ne veut pas dire qu'il trouvera nécessairement une réponse au "pourquoi?" qu'il se posera un jour. Même si on refuse la notion de Dieu, la question qui fait de nous un être humain sera posée tôt ou tard mais la réponse éventuelle devient un problème de foi, de conviction personnelle. 2. Adam, le premier homme
Adam fut-il déposé sur terre au milieu d'une création parfaite résultant de la genèse divine de sept jours? … Ou Adam est-il le fruit de multiple mutations génétiques et d'une évolution sélective étalée sur des millions d'années? C'est un sujet complexe dont nous n'avons pas encore toutes les clefs pour accéder à une réponse tranchée. Mais qu'Adam ait été aussi beau que l'acteur Omar Sharif ou plutôt ressemblant à un grand singe … c'est un débat stérile si l'on considère qu'enfin, il n'est devenu vraiment homme qu'à l'instant où il a été touché par le "souffle divin" et s'est posé la question du "pourquoi" métaphysique …. Adam est né quand s'est instauré la relation humanité - spiritualité. Aussi serait-il peut-être temps d'arrêter de sataniser ce vieux Darwin, auteur de théories sur l'évolution des espèces. Si toute la création divine est source d'émerveillement, on ne peut pas être moins admiratif et respectueux devant l'évolution plurimillénaire de toute cette création. Qu'elle soit, selon les convictions, fruit du hasard, d'une sélection naturelle ou divine, l'évolution des espèces n'est pas une création de Darwin. Si l'univers est l'œuvre de Dieu, si Adam en fait partie, alors l'évolution de l'un ou l'autre, l'est tout autant. 3. La naissance du sentiment religieux
Au siècle passé existaient encore quelques peuplades indigènes vivants en dehors de l'influence de la civilisation "moderne". Après avoir longuement observé ces derniers peuples "primitifs" de Sibérie, d'Amazonie, d'Arctique et d'Australie, les paléontologues peuvent aujourd'hui mieux connaître le mode de vie et de pensée de nos ancêtres de l'âge de la pierre (+ de 10.000 ans avant J.C.). Totalement immergés dans la nature, se nourrissant de chasse et de cueillette, ces hommes évoluent dans une grande intimité avec le monde animal et végétal. Vivant de la même manière et dans le même milieu, ils se voient identiques aux animaux. L'idée s'impose naturellement que l'animal, comme l'homme, a une âme. La chasse est vécue comme un échange réciproque: les humains obtiennent du gibier négocié avec les esprits animaux et, en contrepartie, le monde animal prélève un peu de la force vitale des hommes (ce qui explique les maladies, la vieillesse, la mort). Il y a égalité entre l'homme et la nature qui l'entoure. La vie (ou "esprit" ou "force vitale") circule de l'un à l'autre et tout ce qu'on obtient de la nature … il faudra le lui rendre un jour. Le "chaman" est le trait d'union entre le monde visible et invisible. Le chaman (= "celui qui sait" en dialecte sibérien) essaye d'entrer en communication et négocie avec les esprits afin de récupérer l'âme d'un malade, d'avoir une bonne récolte ou une chasse intéressante. Mais il ne faut pas abuser de ces faveurs car tôt ou tard, les humains rembourseront leur dette en donnant leur énergie vitale, et ils subiront à nouveau famines, maladies et mort. Et Dieu dans tout ça?… A vrai dire, le chamanisme ne s'en inquiète guère. Il baigne dans le divin et vit au milieu d'esprits de la forêt, de la pluie, des animaux, du feu, etc. Ces esprits omniprésents sont une réalité trop complexe et trop variable pour être nommée simplement par "Dieu". 4. Vers la connaissance de Dieu
A partir du 10e siècle av. J.C., progressivement, les chasseurs-cueilleurs s'initient à l'élevage et aux cultures. Ce changement important du mode de vie par l'agriculture permet la formation de groupements plus nombreux. Une hiérarchie se met en place avec un chef qui prend de la hauteur: c'est celui qui a la "force" ou le "savoir". On suit celui qui a la connaissance pour développer le troupeau, pour engranger de bonnes récoltes ou pour faire des guerres victorieuses qui protègeront et développeront le clan. Quand le chef meurt … on vénère son âme. Et plutôt que de recourir aux esprits de la nature, on demande maintenant force et protection auprès des ancêtres bienfaiteurs. Une relation spirituelle verticale s'installe. L'homme cesse d'être sur pied d'égalité avec les animaux … même si leur vie reste sacrée. (Ainsi l'abattage d'un animal s'accompagne toujours d'un rite et de prières pour s'en nourrir sans s'attirer de malheur.) Mais les maux comme les bienfaits sont à présent majoritairement attribués à ces ancêtres défunts, glorieux, réels, mais aussi parfois inventés pour la circonstance. On leur demande secours, protection, fécondité et victoire. La famine, la défaite, les maladies et la mort sont là pour sanctionner l'humain de ses transgressions, de ses négligences envers ces ancêtres sacrés. On instaure alors un culte des anciens avec des prières et des offrandes. L'homme porte maintenant sa réflexion vers le ciel. Les dieux ne vont pas tarder à naître: il suffit pour cela que l'on accorde un rituel précis à un ancêtre ou à un esprit de la nature qui semble jouir d'une puissance supérieure aux autres. Des sociétés nombreuses s'organisent autour d'un culte bien défini. La mythologie se construit: on se choisit des "protecteurs puissants" pour vaincre les esprits des ancêtres des autres tribus et pour développer son propre clan. Et plus une cité gagne en prestige, plus leurs dieux acquièrent de la notoriété car on déduit qu'une société forte et prospère possède certainement des divinités puissantes. Chez les Sumériens "avoir de la chance" se dit d'ailleurs "avoir un Dieu". Plus le peuple se développe, plus le rituel et la dimension des temples augmentent. Pour organiser le culte et entretenir ces temples, un clergé apparaît. Ces prêtres sont des êtres "non productifs" qui sont entretenus par l'Etat, au même titre que les soldats, les juges, les aristocrates, les scribes, … Avec l'invention de l'écriture en 3000 avant JC., les prêtres vont pouvoir ordonner la mythologie et chaque dieu aura sa place dans le ciel étoilé divisé en appartements plus ou moins grands en fonction de l'importance de chacun … 5. La voie du Dieu unique Souvent Abraham (Ibrahim) est considéré comme le premier homme à avoir perçu intuitivement puis par révélation divine, ce qu'était le monothéisme. En fait, selon la tradition, le premier croyant monothéiste ne peut être qu'Adam!… Et si ses descendants tombent peu à peu dans le paganisme, dix générations après Adam on retrouve un autre "croyant de la vraie Foi et du Dieu unique": c'est le prophète Noé (Nûh). Toujours selon la tradition, il faut dix nouvelles générations après Noé et le déluge pour voir apparaître Abraham entre le 18e et le 20e siècle avant JC. Quand la famille d'Abraham (le clan de Téhar) se déplace de Ur (en Irak) vers Canaan (Palestine), le jeune "Abram" y découvre des croyants en un dieu unique appelé "EL" (= "la divinité"). C'est le dieu suprême, tout puissant, qu'on adore et qu'on consulte près des chênes sacrés de Sichem et de Mambré. On le surnomme "El Elyar" (le très haut), "El Olam" (l'éternel), "El Shaddaï" (le maître de la nature). A défaut d'être le premier croyant en un dieu unique, Abraham est tout de même le point de départ des trois grandes religions monothéistes (juive, musulmane et chrétienne). A ce titre on le considère comme le "hanîf", premier musulman (soumis à Dieu) et cela avant même la révélation de Muhammad. Au 14e siècle (av. JC.) l'Egypte connaît aussi un épisode monothéiste. Le pharaon Aménophis IV instaure le culte solaire d'Aton et prend le nom d'Akhénaton. Le Dieu-soleil deviendra-t-il le seul dieu de l'Egypte? On se doute que cela ne sera pas du goût des nombreux prêtres attachés au service des multiples divinités, et qui risquent de se retrouver au chômage. Ils contestent bientôt le pouvoir d'Akhénaton et l'Egypte retournera à ses anciennes croyances. Mais quittons le Moyen-Orient pour l'Inde. Là-bas, au 10e siècle av. JC., l'hindouisme compte plus de 33.000 personnages sacrés! Mais leur nombre ne fait que refléter l'infinité du divin. Le livre sacré "Rig-véda" constate: "Dieu est un, bien que les hommes lui donnent beaucoup de noms … Car infinies sont les formes qu'Il emprunte." Ainsi Shiva, Brahma et Vishnou ne sont que des formes différentes de la même essence divine. On peut aussi évoquer Zoroastre également connu sous le nom de Zarathushstra. 600 ans av. JC., il réforme la religion en Iran et met l'accent sur la transcendance divine. Il prêche une morale d'action et de justice. Zarathushstra évolue vers un monothéisme représenté par "Ahura Mazda". Même si ce "dieu de bonté" a tout de même un frère jumeau "Ahriman" qui personnifie le mal, les Zoroastriens seront considérés par les Musulmans de la conquête de l'Iran, comme des "dhimmis" (protégés) au même titre que les Juifs ou Chrétiens. Enfin, plus proche de notre époque, Guru Nonak (1469-1539) fonda la religion Sikh dans le nord de l'Inde. Les Sikhs croient en un dieu unique: Sat Guru, "le vrai maître". Et les Sikhs ont aussi un livre sacré représentant la parole de Dieu. Ce livre, le "Guru Granth Sahib" réunit l'enseignement des premiers prêcheurs éclairés (les "gourous" (gurus) mais aussi des hymnes hindous et … musulmans. Ces textes révèlent Dieu comme le Créateur de toute chose, l'Eternel et l'Infini, Source de beauté, de miséricorde et de justice. 6. Le nom d'Allah
"Allah" vient de la contraction de "al-Ilâh" signifiant: "Celui à qui on doit le culte". Dans la période pré-islamique ("jâhiliya"), Allah désigne une divinité supérieure qui à la Mecque est entourée de ses filles: la triade al-Lat, al-Ouzza et Manât. (Ces trois déesses sont à la base des "Versets Sataniques" de la sourate 53.) Il est alors aussi accompagné de nombreuses divinités locales inférieures, souvent appelées "djinns". Selon la tradition on pouvait, à la Mecque, adorer pas moins de 360 idoles … Avec la prédication de Muhammad, Dieu Unique et Tout Puissant est d'abord appelé "Allahoumma" (Coran 3/26, 5/114, 8/32, 10/10, 39/46) avant de retourner à sa désignation habituelle d'"Allah", l'Omnipotent, l'Omniscient, "Celui qui crée, qui révèle et qui sauve". 7. Vers une reconnaissance universelle du divin Sachant que Dieu a voulu et crée l'humanité dans sa variété, avec ses différentes cultures, ses approches et sensibilités propres … Sachant que Dieu est Omniprésent et Tout Puissant, qu'Il se manifeste om, quand et à qui Il veut, de la manière qui lui agrée … Sachant que sa révélation s'est faite à de multiples reprises en tout temps et lieux. (Muhammad affirme ainsi que "124.000" prophètes, depuis Adam jusqu'à lui, ont été envoyés à l'humanité!) Sachant tout cela, on comprendra que chaque homme, chaque société développera sa conception personnelle de Dieu en fonction de sa perception particulière des multiples manifestations divines. Et si les croyances familiales ou culturelles aboutissent à l'expression de différentes religions, elles sont aussi de la volonté de Dieu. Il devient évident que toutes les religions ne sont que différentes constructions humaines, différentes expressions plus ou moins réussies pour approcher la même essence divine "Toutes les religions sont vraies car chacune répond à la manifestation d'un Nom Divin. La diversité des religions est due à la diversité des relations que Dieu entretient avec le monde." … Ainsi s'exprime Ibn' Arabî, désigné comme le "sceau Muhammadien de la sainteté". "Dieu est trop immense pour être enfermé dans un seul credo!" Le Coran confirme cette vision universelle du religieux: "A chacun de vous, Nous avons donné une loi et une voie. Si Dieu avait voulu, Il aurait fait de vous une nation unique." (Coran 5/48) Pour honorer Dieu dans sa volonté et pour vivre en harmonie sur terre, les humains ont besoin de tourner le dos à la haine, à l'orgueil et de prendre le chemin de la tolérance qui mène à l'Amour: Humilité à Dialogue à Compréhension à Respect à Estime des autres à Amour de l'autre mutuel Confiance des hommes Empathie et de Dieu
Pardon
Ce chemin de la tolérance peut être facilité par la séparation de la religion et de l'Etat, séparation des contingences terrestres et du domaine spirituel. Aucune créature ne peut accaparer, monopoliser le Créateur. On ne peut utiliser son Nom à des fins hégémoniques. Et pourtant, de part le monde, combien sont-ils à exploiter, détruire, martyriser, polluer la création et les créatures … et cela au nom de Dieu, le Créateur!… C'est mettre le feu à sa propre maison! Loin d'être un "machin sans dieux", la laïcité bien comprise et bien appliquée peut être un élément essentiel pour vivre tous ensemble, chacun dans sa liberté de croire et d'agir … dans le respect de l'autre. …"Ma liberté s'arrête là où commence celle des autres."… |
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| Dernière mise à jour : ( 15-07-2006 ) |
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